Eliza et ses monstres

elizaetsesmonstres

Auteur : Francesca Zappia
Pages : 395
Date de sortie : 2018
Éditeur : Collection R
Thèmes :  Webcomic, Phobie sociale, Art, Détresse, Yound Adult

RESUME

 «Dans la vie de tous les jours, Eliza Mirk est une fille timide, intelligente, un peu étrange et… qui n’a pas d’amis. Dans sa vie en ligne, Eliza est LadyConstellation, créatrice anonyme de La Mer infernale, un webcomic extrêmement populaire. Avec des millions de followers et de fans à travers le monde, son alter ego est une véritable star. Mais Eliza ne peut s’imaginer aimer le monde réel plus qu’elle n’aime sa communauté numérique. Puis, un jour, Wallace Warland arrive dans son lycée et Eliza va vite se demander si la vie ne mérite pas d’être vécue hors ligne…»

BILAN

Coup de coeur de mars 2018 : C‘est un livre qui restera gravé dans ma mémoire et que je risque fortement de relire. L’art est utilisé dans ce roman comme échappatoire au monde réel, un monde difficile à affronter. L’auteur nous parle au travers de personnages, de problèmes liés aujourd’hui à certains jeunes adultes qui trouvent des difficultés à s’intégrer à cause de leur timidité, leur différence. « Eliza et ses monstres » est un livre addictif. Le roman est extrêmement beau, l’écriture fluide et les personnages très touchants.

MON AVIS

Eliza Mirk dans la vie réelle et LadyConstellation sur internet sont une seule et même personne. Elle est la créatrice anonyme d’une BD « la mer infernale » dont des millions de personnes sont devenus fans. Contrairement à sa vie virtuelle, Eliza Mirk est une ado/jeune adulte timide et réservée qui n’a pas d’ami et qui passe son temps à se cacher des autres. Personne ne se doute que sous cette paria de la société se cache une âme créatrice d’un webcomic populaire.

Eliza va faire la rencontre de Wallace, un nouveau dans son lycée. Au début, j’imaginais Wallace, comme le nouveau garçon qui arrive au lycée, incroyablement beau, tombeur à souhait et qui va de prime abord se moquer d’Eliza puis s’intéresser à elle après avoir dû passer un moment forcé avec elle… Je me suis tellement trompée. Elle va découvrir qu’il ne parle pas, ou du moins que par écrit, car il semble très timide. Le plus étonnant, c’est que derrière ce physique d’athlète de foot américain se cache un fan inconditionnel de « la mer infernale »et un créateur de fanfiction de la webcomic.

Dès lors, ces deux artistes vont s’apprivoiser avec peur, avec délicatesse et surtout grâce à leur passion commune.

Il n’est pas forcément facile pour Eliza de trouver sa place lorsqu’on est un être n’ayant pas confiance en soi. Dans un autre monde, elle se sent plus forte, moins vulnérable, car elle n’a pas à se montrer telle qu’elle est. Les monstres que dessinent Eliza sont ces propres démons, ses propres peurs. Internet est aujourd’hui utilisé beaucoup plus que l’on pense comme échappatoire à la dureté de la vie réelle. C’est un élément inévitable de la réalité sociale. À travers ce livre, l’auteur va décrire cette cyberdépendance avec une Eliza qui face à ses peurs, ses déceptions, les retranscrits sous forme de dessins sur internet, car elle ne peut pas les affronter dans la vraie vie.

Cependant, lorsque tout ça va exploser avec la découverte de son identité, Eliza va sombrer petit à petit dans la dépression. Tout va aller beaucoup trop vite pour elle. Elle se sent observée, scrutée, alors qu’elle n’a toujours voulu qu’une chose, être invisible. Cette révélation va entraîner Eliza dans une tourmente, et malheureusement ses proches dans un premier temps ne vont pas la comprendre. Elle va être en quelque sorte abandonnée à son sort.

L’auteur du livre décrit la tristesse, la détresse psychologique d’Eliza avec une telle précision que le lecteur est obligé de la ressentir. Elle nous montre qu’aujourd’hui être une jeune adulte n’est pas facile. On voit donc à travers le livre toutes les étapes de dépression d’un jeune et la manière dont les autres (personnes proches, famille, psychologue…) peuvent aider à s’en sortir. J’ai été beaucoup touchée par ce roman ayant été moi-même à une époque comme elle. L’exutoire pour soulager son propre malheur n’est pas la solution, malheureusement.

Je ne sais pas si une telle bd existe, mais en tout cas, j’aimerais tellement pouvoir lire « la mer infernale »

Je vais terminer là-dessus, car j’ai trop de choses à dire sur ce livre qui a été comme vous l’aurez compris un coup de cœur phénoménal.

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