LE PACTE D’EMMA

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Auteur : Nine Gorman
Format lu : Poche
Date de sortie : 2019
Éditeur : Livre de poche
Thèmes :  Maladie, Vampire, Romance, Drame

RESUME

Atteinte d’une maladie rare et incurable, Emma se sait condamnée mais espère profiter des dernières belles années de sa vie à New York. Entre deux bilans à l’hôpital, elle trouve un poste auprès d’Andrew Anderson, directeur du prestigieux groupe Anderson Corp. Cette rencontre va bouleverser sa vie. Lui seul peut la sauver. Alors que sa maladie la rattrape, elle doit faire le plus périlleux des choix… Peut-elle faire confiance à cet homme qui n’est pas tout à fait humain ?

Avec un million de lectures sur Wattpad, ce premier roman de la booktubeuse Nine Gorman est un véritable phénomène.

BILAN

Je n’ai découvert Nine Gorman qu’il y a très peu de temps avec le livre « Ashes falling for the sky ». Le pacte d’Emma se trouve être son premier roman et j’ai été complètement conquise. Etant fan des Bit-Lit sur les vampires, je ne pouvais qu’aimer me plonger dans un univers fantastique. Et pourtant, Ce n’est pas ce qui m’a fait aimer le plus ma lecture.

AVIS COMPLET

  • Tension croissante

L’histoire monte crescendo. C’est la découverte pour Emma d’une nouvelle ville afin de tout recommencer, puis d’un univers inconnu celui des vampires. C’est la porte d’entrée pour elle de ne plus être malade et de ne pas mourir. Elle conclut alors un pacte avec Andrew son patron vampire, beau et charismatique. Cependant, plus les pages défilent plus la tension monte avec des scènes plus dramatiques, la dégradation de l’état de santé d’Emma, des secrets et mensonges dévoilés. Nine Gorman a su à mon sens écrire un livre qui monte graduellement en intensité pour finir sur un cliffhanger laisser la bouche ouverte.

  • Becky la maladie qui apporte de la saveur à l’histoire

Ce que j’ai préféré dans ce roman, c’est Becky, l’épée de Damoclès au-dessus d’Emma. Sa maladie est comme un personnage invisible qui prend peut à peu possession d’elle. J’ai beaucoup aimé lorsque cette maladie se manifeste, cela met un peu de désordre dans l’histoire parfois trop lisse. Sans Becky, le livre n’aurait pas eu la même saveur. Emma est atteinte d’une maladie imaginaire (Beckington) ressemblant à une vraie maladie, la maladie de Huntington. C’est une maladie neurodégénérative qui affecte le système nerveux. Cela donne des hallucinations, des tremblements, des mauvaises perceptions de l’espace et des pertes de mémoire. Nine Gorman a réussi à me faire croire que cette maladie parlait et réagissait comme tous les autres protagonistes alors que ce n’est pas un personnage.

  • Le vampire des temps modernes

Nine Gorman dans ce premier roman décrit les vampires sous un nouveau jour. Loin du sombre, de la nuit, de la peur du soleil, de la transformation décrite dans d’autres livres. Finalement le vampire est décrit comme un être à part entière.

Si ce vampire moderne peut s’apparenter à Twilight, il ne m’a pas, contrairement à Edward Cullen, fait exaspérer et lever les yeux au ciel. Tout est dans le dosage du caractère des personnages.

Si l’aspect vampirique n’est pas décrit en profondeur et peut manquer parfois d’infos, je me dis que Nine Gorman doit avoir gardé un peu de suspense pour la suite de l’histoire. Du moins, je l’espère.

  • Trop de copié coller d’autres œuvres ?

J’aime toujours après avoir lu, lire les critiques littéraires sur celui-ci non pas pour me rallier à la majorité des avis, mais plutôt par curiosité. J’ai pu voir dans plusieurs avis littéraires, plusieurs références à des séries, films, livres. C’est vrai que lorsqu’on touche au domaine des vampires et des relations avec son patron, de maladie, il est difficile de ne pas faire allusion à des références culturelles connus (50 Shade Of Greythe vampire diaries, nos étoiles contraires…) Malheureusement aujourd’hui beaucoup de livre dans le genre new romance, new adultyoung adult, du fait de leur présence en nombre dans les rayons, se ressemblent beaucoup. Je peux comprendre qu’un lecteur cherche l’originalité, le quelque chose de plus, mais je n’en peux plus de cette remarque. Au vu du nombre de livres écrits et édités tous les mois surtout par une maison d’éditions comme « Hugo Roman » par exemple, c’est impossible de ne pas retrouver des similitudes.

Alors, est-ce que les clichés et les rapprochements avec des références culturelles, sont-ils mauvais pour ce livre ?

Pour moi non, tant que la lecture est fluide et que l’histoire est toujours en mouvement constante. Pour le pacte d’Emma, c’est vrai qu’il y a pleins de références à des œuvres super connues, mais cela ne m’a pas empêché d’adorer ma lecture.

  • Personnage manquant de profondeur 

Le défaut de ce roman (oui, car j’en trouve toujours un ^^) c’est finalement « les personnages ». Hormis Emma qui est le personnage le plus décrit, les autres manquent cruellement d’informations. On ne sait pas vraiment qui ils sont, ce qu’ils aiment, leurs passés. Le frère d’Emma par exemple, on ne sait rien sur lui. C’est bien gentil d’avoir tout quitté pour sa sœur et de veiller sur elle, mais hormis ça, c’est un flou total.

Par conséquent, c’est très difficile d’apprécier un personnage lorsqu’on ne peut pas s’identifier à lui. Et pourtant, il y a pleins de personnages qui seraient intéressant de développer comme Nathan, Rebecca ou Matthew.

Note : 8/10

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